Pour les Pretres

Les Origines

A 11 heures et demie, nous montions à la petite ferme habitait Marthe, avec mon auto, mon tableau et mon curé. Arrivés chez elle, l'abbé Faure entra directement dans la chambre de Marthe. Pendant ce temps, assise devant la grande table de la cuisine, je voyais Mme Robin, la maman de Marthe, qui préparait le repas de midi. Son père était assis sur une chaise avec un orteil blessé : accident du travail. Le curé tardant à sortir, j'enlevai les ficelles, puis les papiers qui enveloppaient le tableau.

[ NDLR : Marthe Robin avait demandé qu'on lui apporte un tableau particulier représentant « Marie Médiatrice de toutes grâces », et le Père Finet, prêtre du diocèse de Lyon disposant d'une voiture, était chargé de lui apporter ].

Enfin, sortant de la chambre de Marthe, l'abbé Faure m'a dit : « Marthe demande que vous apportiez vous-même ce tableau ». J'ai cru que j'amenais la Sainte Vierge. En fait, c'est elle qui m'amenait auprès de Marthe. Celle-ci admira beaucoup le tableau et nous fîmes ensemble une prière. Je suis alors descendu déjeuner à la cure, étant bien convenu que je remonterai la voir, à 2 heures de l'après-midi. Je remontais tout seul auprès de Marthe pour « ma visite », à 14 heures, aux premières Vêpres de Notre-Dame de Lourdes. Notre conversation devait durer trois heures de suite. Pendant la première heure, Marthe me parla uniquement de la Sainte Vierge. J'ai constater qu'elle connaissait bien mieux la Sainte Vierge que moi qui, cependant, la faisait connaître au Cénacle depuis plusieurs années.

Dans la deuxième heure, changeant de ton, elle me parla des évènements douloureux et heureux qui allaient se produire. Je passe sur les évènements douloureux. Voici ce qu'elle me dit sur ces évènements heureux. Elle m'annonçait notamment une Nouvelle Pentecôte d'Amour qui serait précédée d'un profond renouveau de l'Eglise, et marquée d'un grand élan missionnaire de nombreux laïcs s'engageraient dans cet apostolat.

« Mais qui formera ces laïcs ? »

« Dans beaucoup d'endroits, me répondit-elle, notamment dans les Foyers de Lumière, de Charité et d'Amour. »

Pour la première fois, j'entendais cette appellation. J'ai compris plus tard que la Lumière était l'enseignement du prêtre qui devait nous mener à Dieu Amour. Mais pour cela, il faut d'abord pratiquer la Charité fraternelle. C'est ce que nous avons résumé, en les appelant : Foyers de Charité.

Il était 16 heures... Marthe, me regardant avec assurance, me dit :

« Monsieur l'abbé, j'ai une demande à vous adresser de la part de Dieu : c'est vous qui devez venir à Châteauneuf pour fonder le premier Foyer de Charité. » Dans ma surprise, je lui ai répondu :

« Mais je ne suis pas du diocèse ! »

« Qu'est-ce que cela peut faire puisque Dieu le veut. »

« Ah ! excusez-moi, je n'y avais pas pensé ! Mais pour faire quoi ? »

« Bien des choses, me dit-elle, notamment pour prêcher des retraites. »

« Je ne sais pas faire ».

« Vous apprendrez. » « Des retraites de trois jours ? ».

« Non, me répondit-elle, car en trois jours on ne change pas une âme. La Sainte Vierge demande cinq jours pleins. »

« Mais à qui s'adresseront ces retraites ? »

« Pour commencer à des dames et jeunes filles. »

« Mais entre chaque conférence, lui ai-je répondu, j'organiserai des carrefours pour que les retraitants puissent échanger leurs impressions ? »

« Non, non, m'a-t-elle dit, la Sainte Vierge demande le silence complet. »

« Comment pourrais-je demander à des femmes de garder le silence pendant cinq jours ? »

Elle me dit : « Mais puisque Dieu le demande. » « Ah ! excusez-moi, je n'y avais pas songé. » J'ai donc accepter.

« prêcherai-je ces retraites ? »

« Pour commencer, dans l'école de filles. » « Est-elle préparée pour cela ? »

« Non, m'a-t-elle dit, il faudra beaucoup l'aménager. » « Mais qui réalisera ces travaux ? » « C'est vous-même. »

« Mais avec quel argent ? »

« Ne vous tourmentez pas, la Sainte Vierge y veillera. » « Comment pourrai-je faire venir des retraitants dans ce village inconnu ? »

« C'est la Sainte Vierge elle-même qui vous les enverra. »

« A quelle date devrai-je prêcher cette première retraite ? »

« Le lundi 7 septembre pour la terminer le dimanche suivant. »

« Je ne puis refuser, mais encore dois-je demander l'autorisation de mes supérieurs

« Ah oui ! vous devez vous mettre dans l'obéissance. »

Sortant de la chambre de Marthe, je pensais :

« Quelle aventure ! »,

mais la foi n'est-elle pas souvent une aventure ? »

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