2016, Année sainte, comment ?

Depuis que le Saint Père, le Pape François, ait proclamé que l’année 2016 est Sainte, d’aucuns pensaient que non seulement l’année est sainte mais aussi qu’ils deviendront saints par excellence. Les choses ont tourné autrement quand le RCC Burundi a organisé une formation de ses membres sur la divine miséricorde.

En effet, c’est lors de cette formation que le Père du Foyer de Charité de Bujumbura, alors prédicateur, a démontré noir sur blanc que cette année serait sainte si les Chrétiens eux-mêmes la rendent sainte.

Se référant sur les passages des écritures saintes trouvées dans Lév. 25, 8-17, et plus précisément sur le verset 10 de ce passage, il a montré que Dieu a ordonné à Moïse que les Israélites « sanctifieront la 50ème année » en publiant la liberté dans le pays pour tous ses habitants. Et que ce sera pour eux le jubilé et que chaque Israélite retournera dans sa propriété et dans sa famille. Ici, il a attiré l’attention à ses interlocuteurs sur le fait que cette année sera sanctifiée par les Israélites eux-mêmes. Tous auront remarqué d’abord que la 50ème année n’avait pas quelque chose de plus spéciale que les autres années (nombre mois, de jours et heures qui la composent égaux aux autres des autres années). Cette année est devenue sainte parce qu’ils l’ont rendu sainte.

Ainsi, pour rendre la 50ème année sainte, une série d’activités a été recommandées aux Israélites. Ceci renvoie à une série d’activités à entreprendre par les chrétiens du monde d’aujourd’hui en général et ceux membres du RCC Burundi en particulier ; pour que l’année 2016 soit sainte et que par conséquent ces derniers deviennent eux-aussi saints. Ainsi quoi que proclamée comme année sainte par le Saint Père, les membres du RCC Burundi n’en seront pas sanctifiés pour autant s’ils ne fassent rien pour la sanctifier et se sanctifier eux-mêmes. Pour rappel, trois activités ont été recommandées aux Israélites pour rendre la 50ème année sainte (i) proclamer la liberté, (ii) retourner dans sa propriété et (iii) retourner dans sa famille.

De toutes ces activités, celles en rapport avec le retour dans sa propriété et dans sa famille auront attiré mon attention. J’ai encore une fois appris ce qui compose l’homme et ses caractéristiques. Celui qui n’est pas libre de par ses péchés n’a ni propriété ni famille. Or, en dehors de sa propriété et de sa famille, l’on sent un manque. Pourtant, toute personne possède un endroit, une chambre, secret, chez lui, dans son cœur/âme dans lequel il entre en intimité avec lui-même, avec les siens en général et avec son Dieu en particulier. J’ai vite compris que je dois être présent en et à moi-même afin de pouvoir reconnaître mes faiblesses et implorer les grâces nécessaires. De cette manière, j’ai vu qu’avant d’être présent aux autres je dois être présent en et à moi-même ; et que la capacité de présence en soi détermine celle d’être présent aux autres et à Dieu. C’est la raison pour laquelle, il est nécessaire d’entrer dans cette « chambre », chez soi, pour se rencontrer avec lui-même, avec sa famille, avec les autres et avec Dieu. L’on aura vu plusieurs choses qui empêchent les personnes de ces derniers temps d’entrer dans leurs « chambres » ; cette chapelle construite dans son cœur. Or, en entrant chez soi, on interroge son cœur et le Saint Esprit vient sur lui et réponde à ses inquiétudes.

Ainsi l’on citerait à titre exemplatif entre autres empêchements de renter en lui-même ce qui suit (i) bruits de rumeurs, (ii) les diverses musiques, (iii) les publicités, (iv) radios et TV, (v) réseaux intra et internet, (vi) divers médias sociaux, … Tout cela fait que l’homme/moi ne puisse pas rentrer en lui car son âme, son cœur, son âme et son tout sont beaucoup emportés par ce qu’il voit et entend. De ce fait, il est perdu, a perdu les siens, les siens l’ont perdu et n’est plus connecté à son Dieu. C’est à ce moment qu’il y a nécessité que l’on entre chez soi, dans la chapelle construite à son intérieur, dans son lieu sacré où il est en intimité d’abord avec lui-même, avec son Dieu avec les siens ; et là il recouvre la liberté. Ainsi, le retour chez soi, dans sa propriété, dans sa famille pour la rencontre de Dieu et des siens est l’une des activités utiles pour rendre l’année 2016 sainte tel que proclamé par le Saint Père.

Le prédicateur, Père Amand KANA, a fait remarquer aux membres du RCC alors en formation que le Dieu ne s’est jamais donné à l’homme dans un « désert » ; mais qu’il se donne dans la maison tel que Marthe ROBIN le confirme : « Pour vivre avec Dieu, il faut vivre au-dedans » et de rappeler aux membres du RCC qu’actuellement la situation a fait que les hommes/femmes ont été dépourvus de leurs pouvoirs d’entrer au-dedans d’eux-mêmes et que même l’on observe que dans les églises les gens produisent plus de bruits pour se décharger toutefois, les membres du RCC Burundi auront compris que « Le silence ne donne pas Dieu » mais que « Dieu se donne dans le silence ! »

Avant de clôturer cet enseignement, le formateur a montré que même dans la vie sociale, des avancées doivent être faites pour que l’année 2016 soit sainte. En effet, pas mal de gens ont été dépourvus de leurs biens (terres, parcelles, maison, …) et le rétablissement de leur droit fera de cette année sainte.

Enfin, certains parents ont foui leurs familles et se sont réfugiés dans les bistrots, TV, le travail, … et même dans les prières alors que leurs enfants avaient besoin de leur amour, les époux qui se quittent dans des conditions déplorables ; les enfants qui errent dans les rues, qui fuient leurs parents, qui ne veulent pas de l’éducation de la part d leurs parents, … que tous reviennent chez eux, à la maison, dans leurs familles, auprès de leurs époux/épouses, de leurs parents ; et l’année 2016 sera sainte ! Quant à la justice sociale, et afin de rendre l’année 2016 sainte, il faut que chacun soit compatissant envers autrui, que le plus riche et/ou le plus nanti ne pratique pas de l’injustice envers autrui ! Que l’on s’efforce de pratiquer la justice, en marchant dans le droit chemin afin d’être miséricordieux comme notre Père Céleste l’est !

Tous auront compris que l’année 2016 sera sainte si elle est sanctifiée par eux-mêmes à travers le (i) retour chez soi, (ii) la vie et la pratique de la justice sociale (iii) la proclamation de la liberté là où arrive leurs pouvoirs !

Ainsi, recommande-t-on : « Rentrez ou mieux retournez chez vous ! », rendez 2016 saint et vous serez saints !

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