REUSSIR NOTRE COUPLE

L’amour s’apprend ……oui même l’amour !
« L’impréparation au mariage est la meilleure préparation au divorce ».
C’est n’est pas du luxe en amour de posséder un certain bagage de connaissance et un apprentissage à la communication : « Le S.M.I.G du parfait futur marié ».
Il y a des constantes du cœur humain à connaître, même si tous les hommes et toutes les femmes ne sont pas sortis du même moule, même si chaque couple est unique au monde.

Il faut surtout réaliser l’ajustement, l’adaptation à l’autre qui est différent. L’adaptation qui demande inévitablement du temps et de l’effort car rien n’est fait au départ, tout commence, tout est possible.

Entre l’homme et la femme, trois ponts sont à construire :
pont du cœur
pont du corps
pont de l’esprit
L’amour se construit les yeux fixés sur le but à atteindre :

Aimer l’autre pour lui et non seulement pour ce qu’il apporte
N’être qu’un en restant deux
Avec l’autre s’ouvrir aux autres.

Tout couple qui se fonde rencontre incontournablement la différence.

L’autre n’est pas moi, l’autre est autre ! A tout instant dans ma relation avec lui, je bute sur son altérité, parfois pour m’en réjouir, parfois pour en souffrir.
Inévitablement, le couple est confronté à rencontrer la différence.

La différence individuelle
Chaque individu est unique au monde.

Chacun possède ses originalités, ses particularités, son tempérament :
lent ou vif
réservé ou expansif
agressif ou soumis
pessimiste ou optimiste
enjoué ou taciturne
égocentrique ou altruiste.
Chacun est marqué par son vécu original, par son histoire personnelle, par ses expériences singulières, par ses réussites ou ses échecs.

La différence familiale

Chaque couple reste profondément marqué par ses origines familiales, par l’éducation reçue.

Il y a des familles où l’on est du soir et des familles où l’on est du matin ! Comment se retrouver ?
Il y a des familles où l’on embrasse aisément, d’autres où l’on semble répugner au moindre câlin. Ce qui ne manque pas de poser une difficulté dans le couple issu de deux familles aux manières de vivre opposées.

De plus, il est rare que les conjoints aient occupé la même place dans la fratrie : l’un était l’aîné de quatre, l’autre fils unique, l’un était le petit dernier de cinq, choyé et chouchouté, et l’autre, le deuxième, quelque peu laissé pour compte.

La différence sociale

Il peut exister entre les membres du couple une différence du milieu social. Il n’est pas facile à une jeune fille d’origine bourgeoise de vivre ensuite la vie d’un couple dont les ressources ne dépassent pas le S.M.I.G. L’attitude de chacun par rapport à l’argent, à la religion, au syndicalisme, au tiers-monde, au gouvernement, à l’église etc., est fortement marquée par son appartenance à tel ou tel milieu social.

A cette différence sociale, on peut ajouter la différence de niveau intellectuel. Il n’est pas toujours évident pour une personne cultivée de vivre un conjoint aux capacités de dialogue limitées. Il n’est pas toujours évident pour une personne moins cultivée d’accepter, sans complexe d’infériorité, un décala social ou intellectuel.

La différence sexuée

Qui dit sexualité, dit l’existence de deux sexes séparés, le sexe masculin et le sexe féminin.

Le mot « sexualité » vient d’ailleurs du mot « secare », qui signifie « séparer ». Certes, la différence sur le plan corporel est évidente malgré l’étonnante possibilité de la médecine hormonale et de la chirurgie moderne.

Par contre, l’unanimité ne se fait pas sur les différences psychologies entre les sexes. Ces différences ne sont-elles pas de pures et simples divergences culturelles, variables et évolutives selon les temps et les lieux ?

Autrefois, on affirmait fortement ces différences mais c’était surtout le fait des hommes qui entendaient ainsi se dire supérieurs ! Récemment, par réaction, on a eu tendance à nier l’originalité et on a voulu uniformiser l’homme et la femme.

Aujourd’hui, il semble qu’on soit revenu à une position plus nuancée : on affirme la différence : on souligne tout d’abord ce qu’il y a de semblable chez l’homme et chez la femme, par exemple les mêmes capacités intellectuelles, la même possibilité d’assurance de réussir dans des métiers analogues.

On reconnaît du moins une spécificité de chaque sexe : la femme moderne ne rêve plus d’être identique à l’homme, mais d’être pleinement elle-même. Il reste que cette spécificité n’est pas facile à préciser et à cerner parce qu’elle est immergée dans une culture et relativisée par d’autres variables comme l’éducation, le milieu social, le vécu de chacun.

Ce qui permet d’affirmer l’existence de cette spécificité c’est le fait que :

L’homme et la femme n’habitent pas le même corps
Leurs hormones sont différentes
Leurs cerveaux ont une organisation différente (nombre de connexions neuronales plus important entre les deux hémisphères cérébraux féminins)
Ce sont toujours les femmes qui portent et allaitent les enfants
La sexualité n’est pas vécue de la même façon par l’homme et par la femme
Bien que différents, on affirme avec force que sur la balance de la valeur et de la dignité, l’homme et la femme sont égaux.

Les multiples différences (individuelles, familiales, sociales, sexuelles) entraînent dans le couple des façons d’aimer qui varient d’un conjoint à l’autre.

Le contentieux « affectif – charnel »

Il y a des couples où l’un des conjoints aime de cœur plus que de corps, tandis que l’autre aime de corps plus que de cœur.

La dominance de l’affectif

Chez l’un existe plutôt une dominance de l’affectif.

C’est le plus souvent chez la femme que l’on observe cette importance du sentiment, bien que l’on rencontre aussi de nombreux hommes sentimentaux.
Etre aimé, cajolé, câliné, voilà l’essentiel pour ce type de conjoint. La tendresse leur apparaît comme la valeur première, et grande est leur déception quand celle-ci ne leur est pas manifestée.

Leur cœur est troublé avant leur corps.

Il faut avoir vu courir à un rendez-vous, impatiente, radieuse et transfigurée, une jeune fille amoureuse pour comprendre l’importance du cœur dans certaines vies.

Dans certains cas, les gestes charnels ne sont acceptés qu’avec l’être aimé : « Me donner à quelqu’un que je n’aimerais pas, ce n’est pas possible…. »

La dominance du charnel

Chez l’autre, existe une dominance du charnel.

Dans ce cas, le corps vibre avant et plus que le corps : l’aspect physique et séduisant de l’autre compte énormément.

Et l’amour ne prend alors tout son sens que s’il peut s’exprimer dans des gestes charnels. Un beau corps, une belle silhouette, peut troubler profondément.

Côté corps et côté cœur.

On devine la conséquence de cette différence dans la façon d’aimer : chacun soupçonne l’autre de ne pas aimer, puisqu’il n’aime pas de la même façon que lui.

« Mon mari ne m’aime pas, il n’aime que mon corps ! »

Attention au jour où il n’aimera plus votre corps !

« Ma femme ne m’aime pas, elle se donne sans vraie joie ».

Ce n’est pas évident : elle peut aimer beaucoup de cœur sans que le corps ait encore parlé.

Dans les couples, l’un est affamé de tendresse et l’autre de gestes sexuels, chacun souffre profondément de n’être pas aimé comme il le souhaiterait et la tentation est grande de chercher ailleurs la satisfaction d’une exigence jugée essentielle.

Pour le sentimental, il y a un danger côté cœur. Nicole a fini par tomber amoureuse de l’ami de son mari, parce qu’avec lui, « si intelligent et si bon, elle pouvait discuter ».
Pour le charnel, le danger se trouve côté corps. Combien de jeunes gens ont fini par épouser la fille avec qui ils sortaient, disaient-ils pour s’amuser ? Combien d’hommes mariés se sont laissés séduire par une femme, jolie et charnelle, à laquelle ils n’auraient pas prêté attention sans l’attrait physique ?
De ces réactions différentes peuvent naître des malentendus dans un jeune couple : Les longs tête à têtes dans les voitures troublent profondément le corps de Pierre, tandis que Brigitte, qui est heureuse « comme ça », se sent parfaitement maîtresse d’un corps qui n’a pas encore parlé. Elle lui impose, inconsciemment, le supplice et le tente.

Les affectifs et les raisonneurs

Le jugement chez le conjoint est fortement influencé par le cœur : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas », dit Pascal.

Essayez par exemple de convaincre cette jeune fille qui tient absolument à épouser un garçon qui s’abonner à la boisson. « Je l’aime c’est tout, répond-elle. J’aime mieux être malheureuse avec quelqu’un que j’aime et qui m’aime ».

Les affectifs mettraient volontiers de leur cœur : « Je ne fais pas de mal, dit Noémie, amoureuse du mari de la voisine, puisque je l’aime et qu’il m’aime ».

Les affectifs mettraient volontiers en pièce les principes dès qu’ils ne coïncident plus avec ce qu’ils vivent.

Tandis que les raisonneurs, au contraire, gardent les principes, même s’ils s’assoient dessus à l’occasion, il en faut au moins pour les autres.

Regardez le couple qui arrange son appartement : « Il faut mettre le lit ici, l’armoire contre le mur, ça fera jolie », dit l’un tandis que l’autre fais remarquer : « On pourra à peine ouvrir la porte de l’armoire ».

Les types d’argument ne se ressemblent pas forcement.

On comprend dès lors qu’un mari froid, discuteur, raisonneur et objectif, ait parfois du mal à accepter les intuitions affectives et rapides de sa femme. Il est déconcerté quand elle lui dit : « Ton copain a beau t’avoir prêté 10 000£, moi il ne me revient pas, il ne plaît pas ! »

Remarquons que cette approche des sentimentaux par le cœur n’est pas pour autant dépourvue d’objectivité : ne passe-t-on pas à côté de l’essentiel quand on refuse de faire entre le sentiment dans le commerce ou à la guerre. Quel est le plus objectif ? Christian qui morigène son fils parce qu’il a ramené un mauvais carnet de notes, ou Jocelyne qui justifie l’enfant parce qu’elle « sent » qu’il passe actuellement dans une phase de croissance ?

Heureux les couples qui savent unir le « flair », le sens aigu et intuitif de l’un, à la réflexion étayée, argumentée de l’autre. Heureux les couples où chacun essaie de se convaincre de la valeur des arguments (raisonnables ou sentimentaux) de l’autre.

S’adresser au cœur

Face à un conjoint plus sentimental que charnel, il est bon de parler à son cœur. Des attentions délicates, des paroles affectueuses et des marques de tendresse s’imposent absolument. Il importe de combler ce cœur qui a soif de douceur et de câlins.

Il convient aussi que les pauvres d’amour s’adressent d’abord au cœur. Un mari qui achète à sa femme une machine à laver la vaisselle ne doit pas oublier que la façon de donner vaut plus que ce qu’on donne : il ajoutera un bouquet de fleurs et un écriteau : « Bonne fête, je t’aime ! ». S’il s’agit ainsi, chaque matin en voyant sa machine, sa femme aura l’impression qu’il lui redit. « Je t’aime ». Il est bon de sentimentaliser les cadeaux en les emballant de tendresse.

Il est également important que le conjoint moins sentimental n’associe pas toujours tendresse et vie sexuelle : Si la tendresse est inévitablement suivie de gestes sexuels elle risque de devenir suspecte pour le sentimental qui la jugera fausse et intéressée.

Enfin, dans le domaine du charnel, la demande s’adressera d’abord au cœur. Attention, chez beaucoup de femmes, « la porte du corps, c’est le cœur », pour rejoindre le corps, il faut frapper au cœur.

Savoir parler au corps

Face au conjoint plus charnel que sentimental, les preuves d’amour doivent impérativement se « matérialiser » « se corporaliser », notamment par des gestes. Les cadeaux également doivent être plus concrets : Une boite à outils ou un gadget pour sa voiture « adorée » comble plus certains maris qu’un bouquet de fleurs ou l’inévitable cravate à la mode.

Il convient aussi de combler les désirs corporels de ce type de conjoint, en prenant le plaisir à le rendre heureux à ce niveau. En prenant souvent, par les gestes charnels, des initiatives qui seront d’autant plus appréciées qu’elles n’auront pas été quémandées.

Il convient enfin de ne pas déconsidérer cette dimension charnelle : les réalités charnelles ne sont pas sans valeur et rien ne prouve qu’une évolution en couple n’amène pas chez les conjoints une inversion des dominantes. Et combien de femmes qui reprochent à leur mari de ne penser qu’à ça, oublient que souvent, le mari recherche le cœur, par-delà le corps, même si le corps est sollicité en premier : « Si tu savais, femme que lorsque j’ai faim de toi, ma faim dépasse infiniment ton corps ».

Un contentieux enrichissant

En définitive,

Le conjoint sentimental, – par des gestes bien charnels, signes de son amour –, éveillera chez l’autre la tendresse qui sommeille souvent dernière une carapace de pudeur.
Tandis que le conjoint plus charnel, – par d’affectueuses délicatesses –, fera naître chez son vis-à-vis les feux du désir physique.
Le besoin de tendresse et le besoin charnel peuvent se révéler ainsi merveilleusement complémentaires.
Le décalage

La grande intuition du père Dhelly dès les années 1960 était qu’il y a des couples où l’un réagit avec un temps de retard sur l’autre.

Il arrive en effet que l’un des conjoints, que ce soit dans les domaines du travail, dans les domaines de la réflexion ou dans le domaine affectif, se comporte un peu comme les vieilles locomotives à vapeur :

Lentes à se lancer,
Très rapides par la suite,
Très lentes à freiner, revenir au calme, à l’arrêt.
Un conjoint lent à émouvoir

Martin a fait sa déclaration alors la fille que ne s’y attendait pas :
« - Non ! A-t-elle pensé, il est bien trop petit !
Les semaines ont passées, et un jour elle s’est dit : « Il est petit mais il m’a choisi, ça prouve qu’il a du goût ! » Et un matin, elle s’est réveillée amoureuse. Donc dans le fond, la taille c’est secondaire !
Juliette a proposé à son mari une idée qui ne rentre dans ses synthèses.
« C’est stupide ! », s’est-il contenté de lui dire. Or, huit jours après, il avait intégré cette idée dans une nouvelle synthèse et Juliette ne fut pas peu surprise de l’entendre dire : « Tu sais, j’ai une idée ! ».
Martin en partant au travail, fait à Martine une réflexion, apparemment anodine : « Décidemment, tu n’es pas très dégourdie». A peine, a-t-il tourné de la rue qu’il l’a oublié tandis qu’à 10 heures, Martine se dit encore: « C’est une méchanceté qu’il m’a dite ». A midi elle en est sûre. Et quand elle lui fait la tête, Martin ne comprend pas : « Qu’est ce que tu as encore? ». Et comme elle lui rappelle sa réflexion du matin, Martin lui répond, « Ce que tu peux être rancunière ! ».
Martin : « - ce soir chérie, je t’emmènerai au cinéma »
Martine : « Au cinéma, on voit bien que ce n’est pas toi qui auras la vaisselle et les gosses sur le dos ! ».
Bon ça va, on n’ira pas au cinéma …..Après tout, j’ai la TV !
Et le soir Martine se présence en tenue de sortie et lui dit : « alors tu es près ? ».
Quand ils étaient fiancés, Martin faisait son service militaire comme marin. Un jour il part en permission et se réjouit de retrouver Martine, sa promise. Fou de joie, il saute du train en marche. Mais il s’est bien gardé de la prévenir pour lui faire la surprise.
Il fait de l’auto-stop pour aller plus vite : il se réjouit à la pensée de l’accueil qu’elle va lui réserver.

Il frappe à la porte et Martine reste là, interdite et éberluée ! « C’est toi, pourquoi ne m’a tu pas prévenu ? ». Martine ne réalise pas.

Mais le lendemain, elle commence à se faire à cette présence délicieuse.

Arrivé le dimanche soir, la permission touche à sa fin et là Martine a enfin réalisé que Martin était là. Alors, au moment où il part elle pleure, et lui joyeux de retrouver les copains. Plus vite parti, plus vite revenu !

« Il est parti sans une larme », pense Martine. « Il m’a déjà oublié !». Et le lendemain, Martine lui envoie une longue lettre pour lui dire tout ce qu’elle n’a pas su lui dire !

Martin de son côté n’a pas écrit : « Pas la peine, puisque je viens de la voir ! » Pense-t-il. Il est facile de se représenter dès lors la courbe des émotions amoureuses de Martin et Martine.

Le samedi et le dimanche de permission, la courbe est au plus haut pour Martin, tandis que lentement Martine qui se fait a l’idée, s’enflamme.
Le Dimanche soir, émotion minima chez Martin, Maxima chez Martine qui n’oublie pas si vite.
Du jeudi au samedi suivant, Martin qui espère une permission s’enflamme de nouveau, tandis que Martine qui s’est habitué progressivement à son absence est retombée au point le plus bas, ne voulant pas espérer pour ne pas être déçue.

Et plus tard, Martin pourra aussi écrire sa courbe émotionnelle sur vingt années de vie avec Martine.

Dans la période de fréquentation et au mariage, son émotion amoureuse était intense : Il découvrait la femme, la fascination de l’approche sexuelle. Martine s’enflammait plus lentement mais sûrement.
Puis bien vite (chez certains, c’est le lendemain de la lune de miel), Martin s’est investi dans son travail, dans ses occupations multiples et dans ses loisirs (Il aimait la chasse). Martine avait alors envie de lui crier : « tu n’es plus comme avant», et elle l’aimait d’autant plus ce qu’elle le sentait partir.
Et puis vers 40-45 ans, (les hommes font parfois à cet âge une crise d’adolescence), Martin, plus amoureux que jamais et lassé de ses préoccupation professionnelles, fait un retour vers sa petite femme. L’ennui, c’est que pendant ce temps, Martine, fatiguée d’aimer follement sans ressentir la même réciprocité, s’est donnée à fond à ses enfants et a une tâche extérieure. « Tu n’es plus comme avant. » lui dit Martin.
C’est là un problème fréquent dans les couples : un décalage dans le temps des moments ou l’on est très amoureux.

Donc, que faire ?

Tenir compte du facteur temps

Pour qu’un couple fonctionne harmonieusement, ne tenez pas trop compte de la réaction première de l’autre. Un proverbe dit : « On obtient tout d’une femme quand on sait y mettre le temps ». C’est vrai aussi d’un homme. Que chacun respecte le temps d’évolution de l’autre. Il importe de lui donner le temps de se faire à l’idée proposée. Combien de femmes ont épousé celui dont elles avaient dit au départ : « surtout pas celui-là. »

« Quand je désire que nous allions passer un dimanche chez mes parents, disait un mari finaud, j’ai bien soins de l’annoncer quinze jours à l’avance. »

Dans un domaine plus intime comme la sexualité, la femme a souvent besoin d’un temps plus long de préparation. Et tout excès de précipitation, notamment durant la nuit de noces, est mal ressenti : « une femme est un être qui se prépare. » Et quand on a compris ça, c’est passionnant !

Messieurs, votre femme est toujours à conquérir. Et vous, mes dames, vous faire désirer, vous adorez ça, il faut bien le reconnaître aussi…. Sans aucune mauvaise interprétation.

Le cadeau qui plait le plus à Madame

Le cadeau est un geste important dans le couple. Le cadeau chargé de sens, pas le cadeau qui achète l’autre. Certaines femmes, et certains hommes, sont très sensibles aux cadeaux. Pas forcement très chers, mais comme petit signe d’attention qui permet de se sentir aimé….

Le cadeau est un langage d’amour très important, et si votre conjoint a besoin de ce langage la, parlez à son cœur à travers le cadeau.

Pour les dames, quel est le cadeau qui leur plait le plus ?

Le cadeau bien présenté, affectueusement présenté : L’emballage, ça compte.
Le cadeau qu’on « annonce, sans annoncer, tout en l’annonçant ».
Surtout le cadeau « qu’elle aimerait que son mari devine sans qu’elle l’ait demandé ».
{C}
Pas forcement le cadeau le plus cher ou le plus volumineux.

Un conjoint lent à revenir au calme

Un soir, en dînant, Martin a fait une remarque désobligeante à Martine :
« Pas terrible, ta soupe ! Ma mère, elle, y mettait toujours des lardons ».
Petite dispute et le soir dans le lit conjugal, chacun de faire le gros dos.
Martin lui s’est très vite endormi. Martine, elle, ne peut pas dormir : elle rumine ce qu’il a dit.
« Pour qu’il me parle encore de sa mère, il a bien fallu qu’il y soit allé dans l’après midi … et elle lui aura monte la tête. »
Elle rumine tandis que lui, ne se contente pas de dormir, mais ronfle du sommeil du juste. Ce qui exaspère Martine encore plus alors, elle toussote, elle « pleurnicharde » pour essayer de le réveiller. Mais un tremblement de terre ne le réveillerait pas. Et Martine finit par s’endormir sur le matin, lasse d’attendre.
« Les hommes, ça n’a pas de cœur, ils peuvent dormir quand vous souffrez! ».

Laisser sa femme s’endormir sur une rancœur est indigne d’un bon mari. Important pour les Messieurs : Impossible de vous tromper, quand il y a eu dispute le soir, vous avez toujours tort !

Martin répare sa voiture. Il est 12 h 30. Trois fois déjà Martine l’appelle pour le repas : « j’ai fini », alors qu’il a encore tout le moteur à remonter.

Combien d’hommes sont plutôt longs à se mettre au travail, mais incapables ensuite de l’interrompre ?

Et c’est aussi vrai sur le long terme :

Une veuve disait : « Quand j’ai perdu mon mari, je me croyais forte, je me disais que je saurais faire face. En fait au début, c’était possible, je ne réalisais pas ce qui m’arrivait…. Je m’imaginais qu’il était en voyage, qu’il allait revenir. Un an déjà a passe, et maintenant je sais que c’est bien fini : Ma souffrance est immense, je craqué… et les amis ne sont plus là pour me soutenir ! »

Au début, elle ne réalise pas. C’est pourquoi certaines femmes semblent très fortes le jour des funérailles de leur mari…. Mais un an après, c’est la déprime…..

Certaines femmes ne peuvent pas oublier un adultère (même limite, une « passade ») de leur mari. Vingt ans après, elle continue encore régulièrement à faire des allusions désagréables.

Il faut du temps pour oublier

Il ne faut pas croire que celui qui a été touché dans son affectivité tourne la page rapidement. Combien de femmes sont incapables d’oublier la dispute avec la belle mère, une faiblesse du mari, la perte d’un enfant, un premier amour, un avortement, etc.

On n’oublie pas non plus facilement certains gestes du conjoint : Il y a des gifles qui restent marquées… dans le cœur.

Attention, seules les difficultés passées qui sont exprimées, dialoguées et accueillies par l’autre peuvent sortir de la mémoire. On ne se guérit que lorsqu’on a parlé et qu’on s’est senti pleinement compris.

Dans le domaine sexuel également, il n’est pas rare que l’homme s’endorme rapidement après l’acte conjugal, tandis que l’épouse met plus de temps à revenir à l’apaisement. Un effort d’accompagnement de l’épouse par le mari peut augmenter singulièrement l’amour dans le couple.

Dans les « grosses disputes », il est important de compter sur le temps et sur l’humour. Il est bon, de remettre parfois la dispute au lendemain, les explications à chaud n’étant pas toujours souhaitables.

« La nuit porte conseil », attendez, pendant la nuit, il n’est pas impossible que l’un se fasse à l’idée de l’autre !

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