A LA DECOUVERTE DE L’AMOUR

Ont plus ou moins derrière la tête de portrait-robot de celui qu’elles attendent: en général, il est baraqué, musclé juste assez – pas trop! - . Alors quand se présente un freluquet à lunettes, pas trop baraqué du tout, elle se dit : « - Non, ce n’est pas le bon » !

Et puis quand même… au bout de trois mois, elle sa dit : « il est petit, mais il a du goût, puisqu’il a pensé à moi ! il n’est pas si mal… » Progressivement, elle se fait à l’idée du petit, et un jour, elle l’aimera.
Mathilde se dit donc : « Je crois que j’aime Gaston… De plus en plus… » Or elle apprend que Gaston va danser dans une boîte samedi prochain. Alors Mathilde se dit : Il faut que j’aille dans cette boîte, sinon, il sera pris par une autre !
Alors elle va trouver son père et lui dit : « - Maman, je dois sortir absolument samedi !!! » La maman lui dit : « - tu as vu tes notes, ce trimestre à l’école ? Tu veux encore sortir ? » « - Mais ce n’est pas pour moi… c’est pour sortir une copine ! Tu m’as toujours dit d’être charitable ! » Et alors, avec beaucoup de savoir faire, Mathilde convainc la maman.
Et la voilà qui se prépare devant la glace, elle met une matinée à savoir ce qu’elle va mettre sur elle… Elle se parfume, mets des bijoux… Puis va en boîte. Arrivée dans la boîte : projecteur ! « - Où est Gaston ? Et n’est pas là. J’ai perdu ma soirée ! C’est fini ! Et cette musique, qu’est ce qu’elle est nulle ! Comment ils font pour la supporter !!! » Et puis, tout à coup, Gaston paraît, sur la porte ! Projecteur à nouveau ! « - Pourvu qu’il me voie ! » Elle tousse, fait des mouvements… et Gaston la voit. « - maintenant, je fais celle qui n’a pas Gaston ! Oh, il vient ! Il vient ! » C’est le meilleur moment ! Quand le rêve bascule dans le réel « - je suis heureuse ! Je respire vite ! Mon cœur bat la chamade ! » Et puis, il passe devant moi… et va vers une autres !!! Et alors, Mathilde fait des yeux d’Oran Outan : « - elle va me le piquer ! » et toute la soirée, elle danse avec d’autres, car il ne s’agit pas de partir, mais son projecteur cherche Gaston par-dessus toutes les épaules…
C’est ça, la formidable de l’amour : cela fait surgir quelqu’un de l’anonymat. « Quelqu’un existe pour moi, et moi j’existe pour quelqu’un ! » Quand ont aimé, on compte pour quelqu’un ! Surtout quand il vous dit : « Je t’aime pour toujours ! ». S’il vous dit : « Je t’aime pour trois mois ! », cela n’est pas la même chose effet.
Donc première définition de l’amour.

Comme une églantine avec 5 pétales qui sont les 5 grands désirs
Le corps (si la veille de votre mariage, vous n’aimez pas le corps de l’autre, son grain de peau, son odeur, arrêtez tout de suite ! Inutile de faire des essais ! Vous irez vers l’allergie !
La tendresse, le cœur. Dans la fréquentation, mettez en place la tendresse !
La communication. Trop de jeunes vont tout de suite à la relation sexuelle ! les filles, vous n’êtes pas malines : vous allez tout de suite au sexe, et pendant ce temps, le garçon ne s’éduque pad à la tendresse et la communication
Le désir de donner la vie
Etre traité comme une personne, et non comme un objet.
Certains vous diront : seul le désir du corps suffit ! Ils appellent ça l’amour moderne… sauf que les dinosaures faisaient la même chose ! Mais s’il n’y a que ça, pauvre fleur !!! Condoléances !!!

L’amour est une relation interpersonnelle privilégiée
C’est un peu plus intellectuel, mais enfin, c’est très important
La sexualité a commencé chez les plantes… c’est une sexualité avec le pistil, les étamines… mais il n’y a guère de relation !!! Même chose chez les insectes… toujours pas de relation, et même, parfois, le mâle est dévoré après usage

C’est une relation chimique.
Le papillon vient s’accoupler avec le buvard que vous avez imbibé des odeurs de la femelle… ce n’est pas très chouette

Chez les animaux supérieurs, la relation apparaît : chez les oiseaux, tant que les petits ne sont pas élevées ; voire même toute leur vie. C’est aussi vrai chez les mammifères, et puis chez l’homme.
Pour l’homme, la relation de qualité est essentielle pour être heureux, dans la tendresse, le dialogue, le partage, et qui veut durer.
Certains ont une sexualité d’insecte, d’autre de mammifère…
Mais une sexualité humaine suppose qu’on a dépassé tout cela, ce beaucoup.
Qui dit relation dit deux choses… Un amour a deux pieds : le don et le désir.
S’il en manque un, ce n’est pas vraiment de l’amour. Certains couples ne sont bâtis que sur le désir… comme pour les vedettes. Ça dure un tournage de film. Certains couples ne sont bâtis que sur le don : une femme généreuse, dévouée, qui à 45ans : j’ai beaucoup donné maintenant, je pense à moi !
Mais dans la vie, il faut les deux ! Don et désir.
L’amour, c’est le chassé-croisé du désir et du bon. Eros et agapè. Eros est le désir, agapè est le don.
Interpersonnel : on doit aimer l’autre comme une personne ! Pas comme un objet. C’est-à-dire : l’aimer pour tout ce qu’il est ! Imaginez qu’un garçon dise à une fille : »- Je t’aime parce que tu es jolie. T’es pas futée, mais tant pis ! » La fille va faire la tête ! On veut être aimé pour tout ce qu’on est !
Pour ce qu’on a d’unique au monde. Que pensez-vous d’un gars qui vous dit : « - Je t’aime parce que tu ressembles à Florence ! »…. C’est une relation interpersonnelle. On veut être unique pour la personne qu’on aime.
Certains vous diront que l’amour, c’est un corps qui aime un autres corps…
L’amour moderne ! Mais c’est de l’amour de dinosaure !
D’autre diront : c’est un cœur qui aime un cœur ! 9a, c’est l’amour de petits oiseaux. Un peut plus récent (tertiaire !), mais la formule d’hier !!!

D’autres diront : « L’amour, c’est une volonté qui aime une volonté ! Il faut être rationnel dans l’amour : un cerveau qui aime un cerveau ! » Ça, c’est de l’amour d’intérêt, de l’amour d’intellectuel, mais ça manque de tendresse !

3.L’amour est une construction
L’amour n’est pas seulement défini par ses composantes internes : le don et le désir, mais il est défini aussi par le but qu’on lui assigne. Il y a quelque chose à chose à construction ! L’amour vous invité à une construction.
3.1.N’être qu’un tout en restant deux

Construire d’abord un {NOUS}.
L’amour n’est pas un {je} + {tu}, ma cuisine et tes casseroles ; ma force et ta gentillesse… Mais la création d’une cellule originale : le {NOUS}.

Pour ne pas dire un jour : «- Tes gamins pleurent ! Mon garçon a son bac ! » Il faut apprendre à dire {NOUS}, qui dépend de la différence des personnes, de l’interaction entre les psychologies.
Mais c’est une communauté conjugale à construire, et c’est très difficile à construire. Une communauté, c’est de n’être qu’un en restant deux…
Prenez la communauté Européenne. On rêve d’unité : une seule constitution (pas encore), un seul espace, un seul euro, us seul président…
Seulement on veut rester français ! Ou Anglais ! Et si un pays est lésé, il râle contre l’unité de tous les autres
Un couple, c’est pareil : «- tu sais, mon chéri, on ne sera qu’un ; on ira partout ensemble, faire les courses ensemble, on aura les mêmes amis, la même maison, on ira à la messe ensemble… » Tout ça, c’est du rêve ! Parce qu’on rêve de n’être qu’un, mais on veut rester soi-même et ne pas être phagocyte par l’autre qui nous impose ses propres idées.
Si bien que vous avez plusieurs types des couples :
1. Les couples qui ne font qu’un parce qu’il y en a un qui absorbé l’autre. Un gars qui a une forte personnalité peut imposer à la fille qui en a moins sa vision du monde. Ils s’entendent bien, parce qu’il en un qui a disparu au profit de l’autre.

2. Les couples qui sont tellement deux qu’ils ne sont plus un. « - Tu fais quoi ce soir ? Je vais au ciné avec mes copines » ce sont eux qui disent en général : « on est moderne ! Libres ! Il peut me tromper, je suis tolérant ! »… En fait, ils sont deux, des cohabitant, mais plus un… S’ils ne l’ont jamais été. Malraux a très bien vu cela dans la condition humaine
3.

Le véritable couple, lui, accepte la différence. Et il construit l’unité sur la différence. Il sauve à la fois le désir de liberté.

Beaucoup de jeunes disent qu’ils veulent pouvoir vivre l’union libre. Drôle de combinaison de mots… « Union – Libre ». En fait, les deux sont contradictoires… Ils voudraient être à la foi totalement unis, et totalement libres. Ça ne marche pas : si vous êtes très unis, vous n’êtes plus totalement libres (ou plus de la même façon) ; si vous êtes très libres (au sens habituel : je fais ce que je veux…), vous ne serez pas vraiment unis.
Vous êtes toujours obligées de grignoter l’un ou l’autre. La couverture est trop étroite : soit l’unité tire les draps vers elle, soit c’est la liberté. Il faudra toujours, dans le couple, faire des concessions difficiles, soit au niveau de l’unité, soit de la liberté. C’est comme ça.
C’est pour cela que tous les couples seront toujours en tension ! Tous ! Les couples ont un problème : n’être qu’un en restant deux ; voire trois avec l’amour. Car dans le couple, il y a trois pôles : l’homme, la femme et l’amour. Pour que ces trois pôles soient respectées dans ce qu’ils sont d’unique, il faut accepter d’être en tension perpétuelle entre « n’être qu’un » et le « restant deux/trois ».
3.2. L’enfant

La seconde construction de l’amour, c’est l’enfant.
L’amour a le service de la vie
L’amitié ne donne pas la vie. Seul l’amour donne la vie.

Deux êtres qui s’aiment ont envie de donner la vie. De se survivre. De voir leur amour se poursuivre et se continuer. L’enfant est désiré par tous les couple
Quand un couple me dit qu’ils ne veulent pas d’enfant, je ne crois pas tellement à leur amour. L’amour est de soi fécond. Il se diffuse. Il a envie de se répandre. Quand no est heureux, on voudrait que tout le monde le soit, et que des enfants de cet amour puissent être heureux.
Un enfant, c’est quelque chose prodigieux ! Les enfants qui naissent aujourd’hui seront en 2100 ! Ils sont l’avenir d’un pays, d’une nation. Une nation qui n’a pas d’enfants est un jour rayée de la carté ! Vous pouvez faire l’histoire de demain uniquement avec la démographie d’aujourd’hui. C’est comme ça
Les Occidentaux ont prôné depuis des années la contraception, partout !...
La contraception, c’est « contre l’enfant ». Et les petits français d’aujourd’hui auront de sacré retrais à financer !!! En Europe en 2020, nous aurons 50 millions d’habitants en moins, et pratiquement que des vieux ! En 2020,1/3 de vieux ! C’est la décadence.
Ne pas vouloir encourager la natalité, ça se paye un jour.
L’enfant est la richesse d’un pays, la richesse d’un couple ! Il est l’avenir de la famille.
3.3.Faire un monde plus heureux

Si un jour vous avez le bonheur d’avoir un couple heureux, vous n’avez pas le droit de garder pour vous tout seul cette joie

Il faudra rayonner votre bonheur.
J’aime ces couples qui à coup s’engagent dans la société, au service des handicapés, des jeunes, des fiancés…
Vous connaissez tous des modèles de couples qui rayonnent, parce que leur amour ne peut pas rester enfermé dans un narcissisme à deux. Leur amour rayonne, et le monde autour d’eux est plus heureux. L’amour est de soi fécond, non seulement biologiquement, mais aussi pour rendre le monde plus heureux
4.

Les maturités de l’amour

4.1.1ère. Maturités : Marcher vers le différent

Maintenant, vous avez le droit de me dire : tout ça, c’est bien beau, mais ce n’est pas si facile non plus ! Et c’est vrai. Pour pouvoir aimer comme je vous l’ai dit, il faut nécessairement passer par certaines maturités.

4.1.1. La peur du différent
La première maturité : aimer le différent.

Quand un est en 6e, il n’aime pas trop les filles… parce qu’elles ne sont pas comme lui. Ce qui est différent de nous nous attire, mais nous fait peur à la fois.
Supposez qu’un Martien arrive là… Vous allez un peu vous méfier…
Les garçons sont attirés par les filles, les filles par les garçons, mais en même temps, ils ont peur l’un de l’autre
4.1.2. Le rêve du différent
Si bien que dans un deuxième temps, on va rêver à l’autre… c’est moins dangereux. C’est la fille qui rêve qu’un beau garçon vient l’embrasser… Pas dangereux : il n’est pas là. C’est comme être amoureux d’un correspondant lointain qu’on n’a jamais vu… Ou alors les filles qui sont amoureux d’une vedette… Ce n’est pas dangereux, ils sont trop occupés pour nous.

C’est le stade du rêve.
Et le problème, c’est qu’on est toujours menacé de rester en rade sur ces stades… Et il y en a qui restent toute leur vie sur le stade du rêve : « les vieux garçons », les « vieilles filles »… qui ont toujours eu peur d’approcher l’autre différent.
En général, on sort du rêve
On se prend par la main, courageux : il ne faut pas avoir peur !
4.1.3. La phase de Narcisse
Mais avant de les approcher, je vais aller devant la glace pour me préparer, pour plaire. C’est la phase chouette, vers 14-16 ans : la phase de Narcisse.
Le garçon regarde s’il a quelques muscles… la fille si elle a de beaux cheveux, la cambrure… parfois pendant des heureux !!!

Pourquoi ? Parce que le premier qu’on aime en vrai, c’est soi-même ! En rêve, on aime l’autre, mais en vrai, on s’aime d’abord soi-même.
C’est ce qu’on appelle le narcissisme. Et ce n’est pas nécessairement mauvais : il faut s’aimer soi-même, sans quoi vous n’aimerez jamais les autres, vous allez les jalouser : «- celle-là, elle a de la chance : elle a de beaux cheveux… Celui-là, il est grand et baraqué… »
Si vous ne vous aimez pas, vous allez un jour vous accrocher à l’autre : « - Je ne peux pas vivre sans toi !!! » comme un gosse qui ne peut pas vivre sans mère… Que de chagrins d’amour parce qu’on est resté un enfant…
Il faut s’aimer, sinon, on ne peut même pas imaginer qu’on sera aimé un jour… Et si ça arrive, on se dit que ça ne durera pas, parce qu’un jour ou l’autre, il verra que je suis nul (le)…
Vous méritez tous d’être aimés d’amour ! Pas un ne le mérite pas !
Il n’y en a aucun qui ne soit pas passionnant parmi vous !
Les filles : une règle pour plaire aux garçons.
Quand ils regardent une moto, ils regardent d’abord le moteur, et ensuite la
Carrosserie, mais pour une fille, c’est l’inverse ! D’abord la carrosserie, et ensuite le moteur. Donc soyer belles.

A une condition : ne pas suivre les modes qui ne correspondent pas à votre structure.
Ne prenez pas n’importe quelle mode. Il y a des filles qui ont l’art de suite les modes qui ne leur vont pas… il vous faudrait une vraie esthéticienne qui puisse vous dire : toi, voilà ta personnalité… il te faudrait ça, ou ça. Vous seriez unique !!!
Il y a de l’avenir dans ce métier pour des chrétiennes! Savoir révéler la personnalité de quelqu’un, à partir de son intérieur qui puise se voir à l’intérieur… Ce serait magnifique si dans toutes les classes, à partir de la seconde, des esthéticiennes étaient capables de faire ça.
Et c’est vrai qu’il y en a qui ne s’aiment pas
Les garçons qui dit : «- J’ai de boutons!»
Les filles : « - J’ai les cheveux trop crépus ! Et puis aux hanches, c’est trop large !»

Mais apprenez pourtant à vous aimer. Pour être capable ensuite d’aimer les autres.
Mais il ne faut pas reste à ce stade ! Bloqués…
Certains garçons qui ont du succès… Certaines filles qui s’aperçoivent que quand elles marchent sur le trottoir, aiment que les garçons changent de trajectoire pour les suivre… Elles adorent !
Elles prennent l’habitude de se regarder dans les yeux des gars qui pétillent.
Elles n’aiment pas les garçons. Elles aiment l’effet qu’elles font sur eux. Elles s’aiment, elles toutes seules, dans le séduisant pouvoir qu’elles ont sur les autres.
Et c’est comme ça qu’on reste bloque à ce stade narcissique.
Autant il faut vous aimer, autant à un moment, il faut pouvoir vous dire : «- il n’y a pas que moi sur la terre, il faut apprendre à aimer les autres, non pas pour moi, mais pour eux.»
Faites attention les filles : une fille qui reste narcissique après 23 ans, elle est souvent partie avec ça pour toutes sa vie ! Il lui faudra toujours une foule d’administeur, elle choisira quelqu’un qui vantera sa beauté, et au besoin, si elle trouve un garçon plus flatteur, elle changera.
Autant il faut savoir être narcissique, autant il faut savoir s’en débarrasser.

S’aimer, oui, mais ne pas aimer que soi.

4.1.4.Aimer un copain

Ça commencer toujours par aimer une fille, pour une fille : sa “meilleure”copine ; pour un garçon d’avoir un “meilleur copain”.
Mais si on n’en a qu’un, c’est souvent encore un peu narcissique. Car dans fond, si je n’en aime qu’un, j’aime encore ce qui me ressemble. Celui qui représente ce que je voudrais être. C’est encore un peu moi que j’aime.
C’est pourquoi il faut passe au stade suivant.

4.1.5.Aimer les copains
Á ce stade, on aime les copains, les copines du même sexe. Plus je serais capable d’aime d’autres gars que le “meilleur copain”, d’autres filles que la “meilleure copine”, et plus je serais capable celui ou celle qui est différent de moi. Et un jour d’aimer le différent par excellence : le garcon pour les filles, la fille pour les garçons.

4.1.6.Aaimer tous les copains et les copines
C’est le stade où l’on aime tous les copains, toutes les copines, même très différents.
Mais ne pas rester non plus à ce stade des copains copines. Attention à ne pas faire des cocons, dont on a du mal à s’extraire, et surtout qui sont très fermés sur eux-mêmes. On n’est pas encore vraiment sorti du narcissisme...
Tant qu’on ne rayonne pas à l’extérieur. On a toujours peur d’aimer le différent... toujours plus facile d’aimer le semblable : il faut moins peur.
Là on peut connaître une phase de tentation homosexuelle. Ce n’est pas forcément grave, parce que c’est simplement, dans ce cas,une maturité en train de se faire, et la tentation disparaît en franchissant encore un autre stade.

4.1.7.Aimer l’autre sexe

On passe au stade suivant quand on est capable de se dire, quand on est un gars : « — Les garçons, c’est bien, mais les filles, c’est tellement mieux ! », et inversement. Quels progrés !
C’est le différent qui va nous donner le plus de richesses, le plus d’apport.
Mais attention !
Quand un garçon commence à aimer les filles, il les aime...toutes ! Cheveux longs, cheveux courts, grandes, petites, boucles d’oreilles ou bracelet, pas la même que samedi dernier ! Quand une fille de cet âge vient me voir rt me dit : « — Si si, il m’aime ! », je lui réponds : « — Oui, bien sûr, tu es dans le tas ! »

Parce que les pulssions de l’être humain veulent TOUT ! Regardez un enfant : il veut tout, surtout ce qu’il n’a pas. Les jouets de l’autre, par ex. L’animal a des pulsions limitées ; l’être humain, lui, veut tout.
Quand le garçon commence à aimer les filles, il les veut toutes. S’il prend une blonde, il se dit : je vais perdre les brunes ! S’il en prend une petite, il se dit : je vais perdre les grandes…
4.1.8. Aimer un type de…
Mais on ne reste pas d’habitude très longtemps à ce stade,parce qu’on se rend bien compte que ce n’est pas possible. On va donc éduquer, canaliser la pulsion. Et le garçon va passer au stade où il aime un type de filles : les petites, les maigres, les plus en forme, etc.
C’est dans ce stade qu’un garçon pourra dire : « — ce n’est pas mon genre ! »
Et puis on passe au stade suivant : n’en aimer q’un, n’en aimer qu’une.

4.1.9. Le premier choix
Mais attention : le premier choix, il faut s’en méfier.
Vous les filles, les deux étapes précedentes, vous les survolez. Vous passez assez facilement au stade du premier choix.
C’est étonnant en France d’entendre les mamans de filles en CE2 leur demander à la sortie de l’école, le premier jour : « — Alors, c‘est qui ton amoureux ? »... vous voyez ? Directement vous êtes projetées au premier choix.
Mais marquez ça en gros dans votre chambre : “ Le premier choix n’est pas toujours de premier choix ! ”

Le premier qu’on aime, c’est le premier qui a apprivoisé notre peur du different. Le premier qui a fait tomber notre peur de la sexualité ; qui nous choisie et fait entrevoir la joie d’être amié(e). Mais ce n’est pas forcément celui qui nous convient.
Méfier-vous des premiers choix, surtout avant 20 ans.
Un jour, une mère vient me voir affolée : « — Ma fille aime un de ses cousins germains ! Faites quelque chose ! Ramenez-la à la raison ! » et je lui ai répondu : « — Mais c’est formidable ! Elle evance ! Elle a franchi le stade où elle n’était bien qu’avec des filles...», et j’ai encouragé la fille en disant : « — Tu vas remercier ton cousin de t’avoir permis de t’ouvrir à l’amour des garçons. Et maintenant, tu vas en chercher un qui te convienne !».
Ça, c’est aller vers bon choix.
4.1.10.Le bon choix
La maturité, en définitive, qu’est-ce que c’est ? C’est apprendre à aimer le différent, et la personne du différent.
Quand on est adolescent, on cherche la femme à travers toutes les femmes.
Quand on est adulte, quand on aime une femme, on aime en elle toutes les femmes du monde. Tu es pour moi toutes les femmes du monde ! Merveilleux !

5.2e maturité: passé de l’amour qui prend à l’amour qui donne
Le bébé aussi aime sa maman ! Pourquoi ? Parce qu’elle satisfait ses besoins ! Et quant il grandit, si elle lui refuse un biscuit, il dit : « - tu es méchante ! »

Et vous le faites encore avec vos parents quand ils ne veulent pas vous laisser sortir…
= on aime l’autre pour soi, pour ce qu’il nous apporte.
Certains amoureux aiment l’autre, à 20 ans, comme un bébé : je suis possesseur de mon trésor ! Tu es à moi ! Il y a en amour parfois une possessivité dramatique !
Il faut passer de l’amour possessif qui impose à l’autre ses goûts et ses couleurs, au nom de l’amour( !), au besoin en le faisant souffrir…il faut passer de cet amour captatif, possessif, à l’amour oblatif, où on veut surtout faire le bonheur de l’autre.
Quelle merveille quand un gars dit d’une fille : « Dans le fond, ce qui compte, c’est que je la rende heureuse ! ». Si la fille pense : « - ce gars, ce qui compte, c’est que je le rende heureux ! » alors vous aurez un couple qui va être heureux.
Il faut passer de l’amour qui prend à l’amour qui donne.
Il faut du désir, mais aussi il faut du DON, de l’Agapè.

6.3e maturité : gérer ses pulsions
Vous avez dans votre cœur un désir fou d’aimer ! C’est un torrent !
Si on laisse faire, il ne sert à rien et peut faire des destructions.
Si on le canalise, Sion fait un barrage, vous fabriquez une usine électrique et vous produisez de l’énergie utile. Votre besoin d’aimer, d’aimer follement, il faut le canaliser, au lieu de le disperser tous azimuts et de faire souffrir tout le monde en leur faisant croire en votre amour.
Vous allez le canaliser un jour vers cet être que vous désirez, unique au monde ; vers ces enfants que vous aurez…quelle richesse, lorsque cette énergie sera dirigée vers ceux que vous serez chargés d’aimer toute une vie !
Il faut apprendre à contrôler ces chevaux fougueux que sont nos passions.
Sino, vous ne rendez heureux personne si vous êtes animés par le désir de l’argent, de paraitre, l’agressivité et par une possessivité… Apprendre à tenir les rennes, ne fut-ce que pour que l’autre n’en souffre pas.
C’est la troisième maturité. Celle de la chasteté.
La chasteté, c’est souvent compris comme l’interdit de faire ce qu’on veut en matière sexuelle. Ce n’est pas complètement faux, mais ce n’est que l’aspect négatif de la chose, qui a l’inconvénient de rendre les choses du sexe encore plus attirantes !!!
Positivement : la chasteté, c’est se préparer à rendre heureux (se) celui ou celle qui vous conviendra en amour. C’est se préparer une jouissance, une joie qui n’appartiendra qu’à vous et vous pourrez vivre dans la durée !

6.

4e. Maturité : se rappeler que tout amour passe par 4 étapes

7.1. L’approche

Je suis attiré par un gars. Je me dis : il n’est pas mal, celui-là ! On se rapproche… Et puis… il à des boutons… on s’éloigne…
Mais enfin, il est quand même pas mal ? je crois que je l’aime… on se rapproche.
Il faut qu’on se marie ! Oh ! Doucement, c’est autre chose… on va réfléchir.
Et puis au bout d’un moment, on se dit : ok,je ne peux pas vivre sans lui,
Sans elle. Maintenant, je sais : c’est lui, c’est elle, on s’aime !
La première étape est terminée, après un tâtonnement plus ou moins long.

7.2.L’idéalisation
La deuxième étape : on réalise l’amour !
On est transporté sur la montagne de l’amour passion en téléphérique
C’est à la sortie du lycée ou de la faculté celle qui dit : « Excuse-moi, je suis pressé !» Et elle décolle le long du trottoir ! Quand on est amoureux, on ne touche plus terre…je suis heureuse ! Il y a du soleil partout !
Et on idéalise l’autre.
Pourquoi ? Parce qu’on revit le tout premier amour de notre vie. Le premier circuit imprimé dans votre crâne : l’amour que vous avez eu pour votre maman.

Cet amour était fusionnel : le bébé ne sait pas où commence son corps et celui de sa mère. Il croit que le corps de sa mère est à lui : il à soif, le sein vient ; il n’a plus soif, le sein part.
Cet amour est exclusif : c’est ma maman à moi, pas à toi !
Cet amour donne à la maman toutes les qualités qu’elle n’a pas : c’est la plus belle du monde ! Même si ce n’est pas vrai . Demande à un enfant de 4-5 ans s’il veut qu’on lui donne une maman plus belle et plus gentille, il vous dira : non. J’veux ma maman
La première fois que vous avez aimé, c’était d’un amour fusionnel, exclusif, idéal. Et ça s’est imprimé en vous.
Quand vous étés amoureux, vous revivez le rêve des premières années.
Parce que vous avez été déçus ! Votre maman, un jour, vous vous êtes aperçu qu’elle n’était pas fusionnée à vous. Quand dans la glace, vous avez vu 2 maman,2 bébés… Et puis un jour, ce fameux sein, il y en a qui, depuis ce jour- là, ils l’ont eu sec…

Et puis « ma maman à moi», voilà qu’elle n’est pas à moi ! il faut la partager avec les frères et sœurs, et surtout avec ce diable de père qui la prenait tous les soirs… Déception.
Et puis… La plus belle du monde, d’accord. Mais plus je grandis, plus je m’aperçois qu’elle a des défauts, qu’elle n’est pas parfaite… Et quand on est adolescent, parfois, on ne veut même pas la montrer aux copains.
Donc le rêve a été déçu.
Mais il est resté !
Et il est bien là, derrière la nuque !

Et l’amour, c’est quoi ? C’est la réalisation du rêve : ce que je cherche depuis le fond de mon enfance. Quelqu’un avec qui je ne serai qu’un ! Avec qui je passerai toutes mes nuits … je t’ai trouvé : c’est Gaston !
Et je projette sur Gaston toutes les qualités que je projetais sur ma maman. Et c’est à ce moment que la fille vous dit que le gars est toujours beau, intelligent, et gentil. C’est toujours la même chose. Vous ne pouvez pas vous tromper.
Les garçons, quand une fille vous aime, au moins ce jour-là, vous étés beau, intelligent et gentil
L’amour, c’est un transfert du circuit imprimé qui m’emporte sur l’amour passion, en téléphérique = phase d’idéalisation.
7.3. Si tu crois fillette !
Une vieille chanson dit ceci : « si tu crois, fillette, que ça dure toujours, ce que tu te goures ! Ce que tu te goures !»
Et un jour, voilà qu’on redescend de la montagne, non pas en chantant, mais en déchantant…Quand vous vous apercevez que le garçon, que vous croyiez si généreux, est parfois radin : il vous invite au resto, et il vous fait payer… Que cette fille si douce, elle a des ongles !
Et on est déçu.
On est toujours déçu dans l’amour, parce qu’on avait vu l’autre trop beau dans un premier temps. Et au lieu de dire: « c’est parce que je l’ai vu trop beau que je suis déçu», on se dit : « il m’a eu ! Il a bien caché son jeu !»
« Et celle-là, avec ses yeux doux, elle m’a eu au tournant…
Il a toujours la phase de des idéalisations dans l’amour
Quand on est en bas de la montagne de la déception, il ya 3 scenarios possibles.

Non, moi, j’ai rêvé d’une fille avec toutes les qualités ! (comme maman),
Et on quitte la personne pour aller vers une autre, vers un autre. Ils
reprennent le téléphérique avec (une) autre, et redescendent le tunnel.
Et ils passent toute leur vie à ça… : téléphérique, tunnel-téléphérique,
unnel… Ils ne comprennent pas qu’on ne trouve jamais quelqu’un de
parfait et qu’un jour, il faut se contenter de ce qu’on
pour être sûr, on va vivre ensemble. C’est la cohabitation. C’est la jeunesse
au parking. Ou bien ça marche et on continue ; ou ça ne marche pas et on
arrête. Pas de bobo, pas d’avocat, pas de frais, c’est mieux comme ça. Et
on ne s’engage que quand on est sauf qu’au bout de trois ans, il y a
toujours une chute du désir. Les hormones comme l’ocytocine diminuent ;
et si elle n’est pas cultivée, il y a toujours des déceptions
Et dans ce cas, soit on joue les prolongations parce qu’on ne sait pas où
aller. Pendant ce temps, on vieillit sur pied, sans rien construire, puisqu’on ne
sait pas si on va se séparer ou non. Et l’embêtant, c’est pour les filles : après
tout, un gars qui brise une cohabitation à 40 ans, il peut retrouver une fille ;
mais la fille de 40 ans, c’est plutôt vers un vieux qu’il faudra se tourner !
Parce que les jeunes de 25 ans ne se battent pas au portillon pour vous
prendre ! Sauf si vous étés très riche et malade, c’est autre chose.
Le mariage a été institué au départ surtout pour protéger le femme et les enfants. Aujourd’hui où il y a 1800 000 femmes en France qui éduquent leurs enfants toutes seules. On est revenu à l’Antiquité.
Car c’est l’engagement qui fait le couple certains cohabitent en se promettant de rester ensemble pour toujours. Ce n’est pas la même chose. Mais actuellement, sur 10 cohabitations, 8 craquent dans 10 ans s’il n’y a pas mariage.
Et s’il y a mariage, actuellement, cela donne 2 divorces sur 10.
3. Et puis il y a ceux qui disent, après la déception, c’est vrai qu’elle n’est pas
parfaite, mais moi non plus. Mais avec ce qu’elle est, et moi tel que je suis,
on ne peut pourtant pas faire du formidable ?
Et on repart, parce que c’est la dernière étape de l’amour vrai : on repart, mais à pied, et plus en téléphérique. Et au début, il y a des ronces. Parce que l’autre est autre, et qu’il faut bien se farcir la différence ! S’ajuster à quelqu’un qui est différent de moi.
Au début, il y a des tensions : certains sont du soir, et ils épousent quelqu’un du matin… Des filles qui adorent les câlins parce qu’on en fait beaucoup dans sa famille, et le garçon qui vient d’une famille où on n’en fait pas. Alors il se dit : Je suis tombé sur une obsédée, et elle sur un frigo…
Il faut s’adapter à la différence.
Ce n’est pas possible de faire autrement pour construire une vie de couple : s’adapter à l’autre qui est autre. C’est tout le problème du couple : comment faire une relation avec quelqu’un qui est différent de moi, autre ?
Alors ça demande des tensions, parfois, ça grince… Les fiançailles, c’est fait pour grincer, et la première année de mariage. Mais il faut rester !
Si vraiment ça ne va pas, vous venez me voir, mais pas avant : je ne peux pas faire pour vous l’adaptation. Car la dernière étape, c’est l’adaptation.
Il n’y a qu’un moyen de faire l’adaptation : faire sauter les ponts derrière soi. Pour s’obliger à s’adapter. C’est ça, l’engagement. Et il n’y a pas de couple sans engagement.
Le docteur Lemaire, qui est le plus grand spécialiste français du couple dit : « ce qui fait un couple, c’est la volonté qu’il a de durer.» ce qui fait un couple, c’est quant un gars et une fille se disent : « - à partir de maintenant, on met le paquet pour réussir ! Et on à des difficultés au début, on va tout faire pour les traverser, s’adapter à nos différences».
Tandis que quand on ne s’est pas engagé, quand on a une grosse difficulté, on se dit : « - Apres tout, je ne suis pas lié.» Dans ma tête, je suis libre.
Donc, ce qui fait un couple, c’est l’engagement.
Ne vous mariez pas sans amour. Ça c’est le Christ qui nous le dit. C’est le rôle de la pulsion. Mais en même temps, il faut que ma raison soit d’accord avec cette pulsion.
Une fois l’adaptation faite, vous allez connaître l’amour, le vrai ! Avant vous aimiez un prince charmant, un prince de rêve qui n’existait pas, Maintenant, je t’aime comme tu es.
L’autre jour, une femme disait à son mari : « - Ne change pas !» c’est formidable ! Si vous saviez combien les femmes ont envie de changer leur mari !! : Pas possible.
Une femme m’a dit : « - ça fait 20ans que j’essaye de changer. J’y ai renoncé, et il a changé.»
Maintenant que je te connais, avec tes habitudes, tes tics, tes odeurs, tes limites, tes défauts et ta mère, je t’aime !» c’est ça l’amour adulte. « -Je sais que tu es imparfait, parce que j’aurai à te finir, t’achever.
L’adaptation fait que ces couples que vous connaissez, qui sont âgés, qui au fur et à mesure ont partagé leurs joies, leurs peines, qui se penchent ensemble sur des berceaux s’attachent profondément l’un à l’autre et finissent par se ressembler…
Oh, il y a toujours des crevasses possibles ! Et on se souvient du téléphérique, que peut-être avec un autre, une autre, ce ne serait pas si mal.
Evidemment, la voisine, vu de dos et de loin, elle n’est pas si mal… La femme des autres est toujours bien ; il parait même qu’elle n’est pas dépensière !!!
Mais j’aime dire aux maris : « - Ta femme à toi, pour les autres, c’est la femme du voisin. Donc la femme du voisin, tu l’as chez toi !»
Et là, vous arrivez sur les sommets de l’authentique amour.
On résume :
8.5e maturité : le projet commun
Reste encore une dernière maturité: marcher ensemble vers un grand projet.
Il faut que le couple se dise : « - Où allons-nous construire ? Qu’allons –nous construire ?». Il faut un objectif pour le couple.
Conclusion.
Deux choses :
1. vous les jeunes qui allez former les couples des prochaines années, sachez que vous avez une chance inouïe. Vous pouvez faire un couple comme aucun couple ne l’a vécu dans le passé: vous aurez le confort, les vacances, etc. ce que n’avaient pas vos grands parents.
La régulation des naissances, c’est un problème qui, sans être réglé aujourd’hui, est tout de même plus facile qu’avant. Demandez à vos parents.
Si vous avez un problème de communication, on peut vous aider. On ne le pouvait pas il y a 20 ans. S’il y a un problème de sexologie, on peut vous aider : on ne savait pas il y a 5 ans.
Si vous avez en plus une dimension spirituelle, un idéal en Dieu, vous pouvez donner à votre amour une brillance, une densité et un éclat unique!
2. votre amour, mettez-le dans un grand idéal d’amour. Si vous avez la foi, dans la main de Dieu qui est l’Amour.
Je ne vous demande pas d’avoir demain un amour pot-au-feu, qui ne divorce pas. Mais je vous souhaite d’aimer avec un grand idéal, d’aimer à la folie. Je ne vous souhaite pas un amour quelconque : je vous souhaite d’aimer à la folie, d’aimer comme Dieu vous aime.
Mais d’un amour de qualité.

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